OutsideLab

Qui va payer la loi Recherche ?

 



30 septembre 2020 /// L’actu de la profession

Pendant ce temps
à Bruxelles

On l’oublie un peu facilement — because Covid, rentrée phygitale, loi Recherche, etc — mais se joue dans la capitale européenne ces jours-ci près de 100 milliards d’euros sur les cinq ans à venir.

Nous y reviendrons sous peu mais en attendant, que vous soyez lauréat ERC, boursier Marie Curie ou même Erasmus (si, si rappelez-vous), ce sujet vous concerne de très près.

Keep calm & science hard,
Laurent de TheMetaNews

Ils sont jeunes (souvent), ils sont beaux, ils font de l’inno. Elodie Chabrol est allée à la rencontre de chercheurs qui ont sauté le pas. Premier épisode avec Xavier Duportet.

  << Ecoutez son témoignage >>  


A partir d’ici 5′ de lecture avec un écart-type.

(petit) Tour de vis sur le Crédit impôt recherche

Si l’existence du CIR n’est pas remis en cause — loin de là — y avoir recours sera moins avantageux dans certains cas.

Ceci n’est pas une niche

Ha le crédit impôt recherche (CIR) ! Il y a la loi Recherche bien sûr, qui vient d’être votée à l’Assemblée. Mais c’est aussi la saison des lois de financement (ici le PLF en intégralité pour les studieux), qui contient des dispositions pour la recherche, les deux textes avançant main dans la main sur certains sujets : les fonds de l’Agence nationale de la recherche, entre autres.Une niche dans la niche. Le CIR représente environ 6,5 milliards d’euros par an — beaucoup réclament sa suppression pure et simple — et connait un tour de vis dans le PLF. L’article 8 (voir page 55) prévoit en effet de supprimer le doublement de l’assiette de son CIR si une entreprise externalise auprès d’un établissement de recherche public. Il ne sera donc plus aussi avantageux d’avoir recours à des organismes comme les instituts Carnot.

Lot de consolation ? Qu’on se rassure, la recherche publique/privée n’a tout de même pas été oubliée dans le plan de relance puisque 302 millions d’euros lui sont fléchés, notamment sous forme de “prêts”, subventionnés à 80%, de personnels aux laboratoires publics qui le souhaiteraient (voir la page 137 de France Relance), afin d’éviter que des entreprises ne les licencient… que cette dernière bénéficient déjà du CIR ou pas.

Les contrats doctoraux attendront

Encore trop tôt pour un bilan. Si Frédérique Vidal s’est montrée rassurante à plusieurs reprises sur le financement de la prolongation des contrats de thèses, il n’y en a pas trace dans le fameux PLF (voir ci-dessus ). Et pour cause, selon son cabinet, les discussions sont encore en cours avec Bercy au motif que si la Covid a engendré des dépenses pour les opérateurs de recherche, universités en tête, elle a aussi permis des économies. La seule urgence semble donc de faire les comptes.

Des infos en peu de mots /////////// La loi Recherche bonne pour les sciences humaines ? Ce n’est pas vraiment l’avis de sept président·e·s d’université de SHS /////////// Et si on créait trois universités dans des villes moyennes ? Cette idée, inédite, provient d’un collectif de dix chercheurs et a été publiée dans Le Monde /////////// C’est posé, bien écrit et intéressant : le billet du virologiste Bruno Canard, qui connait bien la ministre pour l’avoir fréquentée au début de sa carrière est un must read  ///////////

Allez-vous payer la loi Recherche ?

La question a agité les débats parlementaires : les milliards promis par le gouvernement proviennent-ils d’économies sur les retraites des chercheurs ?



C’est l’heure du bingo

25 milliards, c’est une somme ! Inédite depuis la seconde guerre mondiale, à entendre la communication gouvernementale répétée à l’envi par Frédérique Vidal et le gouvernement depuis mars dernier. La loi Recherche allait donc permettre de financer la recherche à hauteur des 1% du PIB promis depuis vingt ans. Mais d’où vient l’argent ? Cette question, « elle n’est pas vite répondue ».Where’s the money, Lebowski ? Deux députés — Régis Juanico et Patrick Hetzel — ont notamment asticoté le gouvernement au sein de l’Hémicycle sur ce sujet. La ministre leur a répondu, sans toutefois convaincre tout le monde, comme Julien Gossa, auteur d’un décryptage particulièrement complet sur le sujet.

En deux mots. La réforme des retraites, non encore actée because Gilets jaunes, permettrait grâce à un désengagement partiel de l’Etat de la retraite des fonctionnaires — dont les chercheurs — de générer les sommes nécessaires au financement de la loi Recherche. Ce n’est qu’une hypothèse pour le moment.

Le Journal officiel au pas de charge //////// Les statuts de la Fondation de coopération scientifique de l’Université Paris Sciences et lettres ont été modifiés (mais on ne sait pas de quelle manière) //////// Les statuts de la bibliothèque universitaire de Strasbourg ont également été modifiés (cette fois on sait de quelle manière) ////////

On vous a transféré ce mail ? On est flatté. On le serait encore plus si vous acceptiez de nous tester, cliquez ici ou répondez “oui” à ce mail.

Ca va, ça vient mais ça va. //////// Isabelle Kabla-Langlois et Marc Filser (suppléant) sont nommés au conseil d’administration de l’Institut national d’études démographiques (Ined) //////// Matthieu Del Rio est nommé en qualité de professeur associé à mi-temps à l’université de Bordeaux //////// Mohamed Raddadi n’est plus directeur de l’IUT de Tremblay-en-France, un administrateur provisoire a été nommé //////// Boris Dintrans est reconduit dans les fonctions de directeur du Centre informatique national de l’enseignement supérieur //////// 

Et pour finir


T’as le look, coco. Coco, t’as le look d’un universitaire des 90’s qui pose en couv de son ouvrage aux PUF (merci @JulesDrmnn, merci). Cliquez sur l’image si vous en voulez d’autres.

 

 

 

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