InsideLab

La France veut d’incroyables talents


 



6 mars 2020 /// L’actu des labos

Un petit coin
de paradis

Rappelez-vous, après avoir survécu sur un petit bout de paillasse en stage, le luxe d’hériter d’un vrai bureau… Un endroit à soi, au calme, où l’on peut poser sa plante verte et sa tasse à café.

C’est ce qui manquait à TheMetaNews, et que nous avons maintenant ! Passez donc nous voir au Cargo si vous êtes dans le coin

Bonne lecture,
Lucile de TMN

Si vous n’avez que 30 secondes

• Une enquête sur les chercheurs en visite
Un outil pour trouver le job de ses rêves
• Un chiffre sur les données de la recherche
• Votre revue de presse express


A partir d’ici 3′ de lecture. A tout de suite.

Les allers-retours du passeport talent

Recevoir des chercheurs étranger pour de longs séjours est devenu (beaucoup) plus compliqué depuis quelques mois. Explications.

Vous souhaitez inviter un chercheur ou un doctorant étranger dans votre équipe pour un séjour long ? Ce peut être un parcours parsemé d’embûches, que des arrêtés successifs ont rendu encore plus périlleux. La voie royale est habituellement la procédure « passeport-talent, mention chercheur-scientifique », qui nécessite la signature d’une convention par l’université ou l’établissement d’accueil. Cependant, depuis le 27 août 2019, cette convention ne fait plus mention des chercheurs non salariés en France. Elle exclut donc les chercheurs et doctorants étrangers hors Union européenne, qu’ils aient un contrat ou non dans leur pays d’origine.
Protéger les visiteurs
Pourquoi ces nouvelles dispositions ? Certains suspectent une pression venant du ministère de l’Intérieur pour limiter l’entrée de visiteurs étrangers, de peur qu’ils restent en France après expiration de leur visa. Mais pour les personnels des centres du réseau Euraxess que nous avons interrogé, le but est avant tout de protéger les étudiants, en application d’une circulaire de 2006. « C’est quand même problématique de travailler sans aucun contrat, pour l’aspect éthique, mais aussi au niveau des assurances », répond le centre acc&ss de la Cité universitaire de Paris.
« Cela devient un véritable casse-tête pour nous et les personnels administratifs. » 
Une physicienne anonyme 
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Depuis septembre, il était donc devenu impossible de recevoir des chercheurs étrangers non salariés en France, principalement des doctorants boursiers dans leur pays d’origine. Les services concernés ont continué d’utiliser l’ancienne convention d’accueil pour des séjours débutant en 2019 mais comment faire pour 2020 ? « Aucune demande n’a été faite depuis janvier, alors que d’habitude il y en a beaucoup, notamment pour des étudiants en provenance du Brésil », témoigne-t-on au centre acc&ss. Le réseau EURAXESS a fait remonter en janvier le problème au ministère, qui semble l’avoir entendu… mais en partie seulement.
Casse-tête
Le tout récent arrêté du 22 février 2020 réintroduit en effet dans la convention d’accueil une case pour les chercheurs salariés dans leur pays d’origine. Mais la situation reste bloquée pour les doctorants boursiers, soit environ 2 000 visiteurs par an. « Il faut bien s’imaginer que le statut des doctorants à l’étranger n’est pas forcément le même qu’en France, alerte une chercheuse en physique, cela devient un véritable casse-tête pour nous chercheurs et pour les personnels administratifs. » France, terre d’accueil pour les chercheurs ? Il y a encore du travail.

Ca vous fait réagir ? On le publiera.

Qui sont les chercheurs étrangers en visite ?

Voici un bilan pour l’année 2018 :
  • Combien ? 14 500 chercheurs, dont 8250 doctorants
  • Quelles disciplines ? Sciences exactes ou naturelles dans plus de 50% des cas
  • D’où ? Principalement de Chine, d’Algérie, de Tunisie, d’Inde, du Brésil… mais plus de 160 pays sont représentés
  • Quel âge ? 31 ans côté chercheurs, 28 ans côté doctorants, c’est le pic
  • Quels revenus ? Presque la moitié est salarié en France, mais beaucoup de doctorants ont une bourse dans leur pays d’origine

Des infos en passant //////// Que diriez-vous de quelques conseils pour bien choisir ses sources en ligne ? : le “Crap” test est là pour ça //////// La parabole de l’aéroport pour analyser les tenure track, dans un billet personnel et drôle paru dans Cell Science //////// La Chine pense à arrêter de payer ses chercheurs à la publication, nous apprend Nature (il serait temps) ////////

Votre boîte à outils

Des postes à foison 

Ça gagnerait à être connu. L’université américaine Johns Hopkins tient à jour trois bases de données remplies d’offres d’emplois ou de financements à l’international. Que vous soyez étudiant, en recherche d’un postdoc ou d’un poste plus permanent, foncez, votre prochain job y est peut-être !

Un chiffre qui en dit long

75%

des chercheurs accepteraient de partager leurs données, d’après une enquête autour des données de la recherche réalisée par l’Université d’Aix-Marseille. Les principaux freins ? Le manque de temps et la peur du plagiat. Côté utilisateur, seulement 21% des chercheurs ont déjà téléchargé les données d’un tiers.

Des infos en passant //////// Elisabeth Bik alerte sur les paper mills qui produisent des publications à la demande //////// Pourquoi certains chercheurs ont recours au plagiat ? Des chercheurs y répondent dans Science and Engineering Ethics //////// L’Unesco lance une consultation dans le but de développer des normes sur l’open science ////////

Votre revue
de presse express

Et pour finir…

Du rap finlandais pour les sciences de l’environnement ! Ce clip presque professionnel a été réalisé dans les forêts nordiques pour le dernier concours Dance your PhD. Il a raflé la mise dans la catégorie physique.

 

 

Pour rester dans le thème des arbres, écoutez Under the last tree du français Fakear sur notre playlist collaborative.

 

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