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Beyondlab

Do you speak deeptech ?

 



 

15 juilet 2020 /// L’actu de l’inno 

Entre ici,
Jean Castex.

C’est passé relativement inaperçu mais sa première visite officielle le 04 juillet, le nouveau premier ministre Jean Castex l’a réservée à un site de recherche et de production: X-Fab à Corbeil-Essonnes.

Un signal politique fort vers les industries — et encore plus vers les industries innovantes —, puisque son gouvernement n’était alors même pas constitué.

Coup du sort, X-Fab, entreprise spécialisée dans les puces informatiques, a été victime le lendemain d’une cyberattaque la forçant à stopper sa production. Mais n’y voyons aucune augure.

Keep calm & science hard,
Laurent de TheMetaNews

PS. Cher lecteur, on va vous demander de noter BeyondLab#3 ! Après lecture, cliquez sur le petit sondage en pied de mail

Si vous n’avez que 30 secondes

La citation qui en dit long

« Je dépose des brevets (…) je bosse avec des startups, voire je voudrais bien en créer une mais (…) je ne sais pas ce que sont les #deeptech dont parle ma ministre »

Olivier Sandre, chercheur CNRS (Twitter)

Notre analyse. Apparu récemment, le terme de “deeptech”, inventé par Swati Chaturvedi et popularisé en France depuis quelques années n’est pas encore tout à fait passé dans les mœurs, la majorité des chercheurs ne sont pas familiarisés avec ce vocable et ce malgré une forte implication des politiques, Frédérique Vidal en tête. D’autant que la communication autour de cette nouvelle “tech” est focalisée sur les jeunes chercheurs et les doctorants. Il est aujourd’hui porté par des institutions comme Bpifrance et son plan Deeptech ou Hello Tomorrow. Pour parfaire votre connaissance de la deeptech, lire aussi ce post de blog (toujours très complet) d’Olivier Ezratty.

Trois questions(et même un peu plus) à… Carole Dreyer
« La méfiance persiste parfois »

Académie ou start-up, brevet ou publication ? Cette spécialiste de la valorisation décrypte les deux mondes.

Carole Dreyer dirige le réseau des Satt,
ainsi que la Satt Conectus. 

Créer une start-up est-il synonyme de départ de l’académie ?
La loi Pacte permet désormais que les chercheurs soient pour partie dans l’entreprise [plus de détails ici, NDLR], pour partie dans le laboratoire, cela a fait bouger les choses. Auparavant, les chercheurs avaient recours à trois dispositifs dont le 25.1 qui leur permettait d’obtenir un détachement d’un maximum de 6 ans sans plus être au laboratoire. Dans ce schéma, le lien avec le labo était plus distant, il publiait moins ; pas évident donc de revenir dans l’académie sans “track record”, notamment pour les demandes de financement. 

Que pensez-vous du volet “inno” de la loi recherche ?
On aurait aimé plus de densité sur cet aspect dans la loi. La valorisation a longtemps été le parent pauvre et reste encore marginalisée parfois. L’éternelle question de la publication versus la valorisation est un sujet dont on parle depuis 20 ans. Les chercheurs sont confrontés à des choix de carrière : on leur répète sans cesse que la publication fait tout mais déposer un brevet n’est pas incompatible avec le fait de publier. 

Quand on évoque les start-up, la méfiance est-elle encore présente ?
Oui elle persiste parfois, même si on a beaucoup évolué en quelques années. Certains chercheurs se disent peut être que cela ne devrait pas faire partie de leur activité voire que c’est une perte de temps. On doit faire œuvre de conviction. Les nouvelles générations ont une vision plus positive ; la culture du laboratoire dans lequel ils évoluent joue un rôle primordial. Et il y a encore une méconnaissance alors qu’il s’agit d’une réelle opportunité de carrière lorsque l’on sait que seuls 15% des jeunes docteurs resteront dans le public, vu l’offre d’emploi disponible.

Cliquez pour l’interview en intégralité

Des infos en peu de mots ////////  Titillés par l’entrepreneuriat ? Le programme Deeptech Founders vient d’ouvrir ses candidatures pour sa nouvelle promo //////// Chysalink est sorti de son cocon (huhu) ; il s’agit du nouveau patronyme de l’incubateur deeptech de la SATT Aquitaine science transfert   //////// Trois milliards pour la recherche et l’enseignement supérieur, c’est ce que propose le think tank de Matignon (aka le Centre d’analyse économique) ////////

On vous a transféré ce mail ? On est flatté. On le serait encore plus si vous acceptiez de nous tester : cliquez ici ou répondez “oui” à ce mail.

Ils parlent d’inno (alors on vous en parle)

Et pour finir

A chaque époque sa technophobie : cette formidable infographie de la BBC prouve que toute innovation génère de la peur. Voir en intégralité ici.

 

 

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