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🔷 Une rentrée avec Cédric Villani

 

 



01 septembre 2021 /// L’actu de la profession

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aux affaires

Non alignĂ©. CĂ©dric Villani est un personnage, comme on dit. L’Ă©vidence consisterait Ă  en pointer les atours nĂ©o romantiques, les cheveux mi longs, la mĂ©daille Fields, la broche araignĂ©e dont il ne se dĂ©part jamais ou cette question qu’il n’Ă©lude pas.

Engagement. Ce serait oublier le politique qu’il est devenu. Ce dĂ©putĂ©, qui a quittĂ© La RĂ©publique en marche et est devenu porte-parole de l’Ă©cologiste Delphine Batho, a Ă©tĂ© rĂ©Ă©lu Ă  la tĂŞte de l’Office parlementaire d’Ă©valuation des choix scientifiques et technologiques (Opecst).

En deux mouvements. Loi recherche, Ă©cologie et antiscience, autisme… nous avons choisi la forme longue pour cette rencontre, dont voici la première partie. Politique, forcĂ©ment politique. La seconde partie sera publiĂ©e vendredi par Lucile dans InsideLab.

Keep calm & science hard,
Laurent de TheMetaNews

Au sommaire cette semaine
  • Une grande interview de CĂ©dric Villani
  • Le Journal officiel de l’Ă©tĂ© (en partie)
  • Ils ont changĂ© leur carte de visite
  • Et pour finir avec des airs de P4


A partir d’ici 8 mn de questions directes

« Nous devons agir avec radicalité  »

Cédric Villani continue son parcours de politique non aligné en embrassant la cause écologiste. Loi recherche, antiscience, ligne 18 (entre autres) sont au menu de cette première partie.



© Laurent Simon

La recherche a-t-elle profité du “quoi qu’il en coûte” édicté par Emmanuel Macron et plus généralement d’un “effet Covid” ?
La recherche n’a pas complètement tirĂ© profit de cet Ă©tat d’esprit post Covid, aujourd’hui derrière nous, mĂŞme s’il y a eu une bouffĂ©e de keynĂ©sianisme et de souplesse dans l’administration. Il aurait fallu saisir l’opportunitĂ©. Or une autre loi recherche ne sera pas revotĂ©e avant longtemps. Avant la Covid, pour quelques millions vous vous exposiez aux foudres de Bercy, après la Covid, on comptait en milliards. Le plan hydrogène en est peut-ĂŞtre la meilleure illustration : avant la Covid il Ă©tait ridicule, après la Covid il a changĂ© d’échelle. Mais j’insiste, l’argent ne suffit pas : le niveau d’impopularitĂ© de l’exĂ©cutif chez mes confrères le prouve. J’ai discutĂ© avec des chercheurs que je connais de longue date, remontĂ©s comme jamais… j’ai aussi pu discuter avec des parlementaires qui n’en comprenaient pas les raisons. Le milieu universitaire est extrĂŞmement fier, indĂ©pendant ; il s’enflamme quand il a le sentiment d’ĂŞtre traitĂ© avec irrespect. Il faut dire que l’eau s’est accumulĂ©e derrière le barrage depuis longtemps. L’autonomie des universitĂ©s, il fallait la faire, mais certaines modalitĂ©s ont Ă©tĂ© des erreurs : si on avait pu anticiper le gouffre de temps et d’énergie que reprĂ©sentaient les Idex… Je suis rattachĂ© Ă  l’universitĂ© de Lyon, j’ai pu constater le calvaire qu’elle a subi Ă  cet Ă©gard… pour rien, sinon un Ă©tat de confusion extraordinaire. Et ce alors que les Labex ont agi dans de bonnes conditions.

 « On peut dire que c’était trop peu ou trop tard, mais ce gouvernement est le premier depuis longtemps à avoir mis des moyens sur la table. » 

Vous avez fini par voter contre la loi recherche après l’avoir soutenue dans les grandes lignes. Que lui a-t-il manqué selon vous ?
Ce fut un Ă©pisode très paradoxal. Certes, on peut dire que c’était trop peu ou trop tard, mais ce gouvernement est le premier depuis longtemps Ă  avoir mis des moyens significatifs sur la table pour la recherche. Il y a cinq ans, Ă  l’occasion d’une violente coupe budgĂ©taire affectant la recherche, nous avions Ă©tĂ© quelques-uns, avec Serge Haroche et Claude Cohen-Tannoudji, entre autres, Ă  interpeller vivement le PrĂ©sident Hollande par voie de tribune : nous avions Ă©tĂ© reçus, nous avions ramenĂ© quelques centaines de millions d’euros et Ă©tĂ© saluĂ©s comme des hĂ©ros par le monde universitaire. Mais lĂ , on parle de dizaines de milliards qui s’étalent sur une dizaine d’annĂ©es, ce n’est pas du tout le mĂŞme ordre de grandeur ! Cependant, la discussion s’est tellement mal passĂ©e avec la communautĂ© scientifique que les intentions du gouvernement ont fini par ĂŞtre entachĂ©es de suspicion.

Au-delà des moyens, ce sont les chaires de professeur junior ou les CDI de mission qui ont concentré les critiques. Ce fut donc un faux procès ?
Le dĂ©bat sur la prĂ©caritĂ© des postes — les chaires ou les CDI de mission — Ă©tait en partie un procès d’intention : les CDI de mission Ă©taient lĂ  pour remplacer des contrats encore plus prĂ©caires, il ne faut pas l’oublier. Il n’était plus acceptable qu’il persiste une sorte de spĂ©cificitĂ© de la recherche qui permette de maintenir les gens très longtemps en CDD. En ce sens, les CDI de mission sont un progrès. Je n’étais personnellement pas emballĂ© par le principe des chaires, mĂŞme s’il y avait une demande de certains Ă©tablissements, comme Polytechnique, pour les mettre en place. Dans le dĂ©bat parlementaire, nous avons Ă©tĂ© nombreux Ă  intervenir pour que leur place soit limitĂ©e : cela a Ă©tĂ© le cas. J’aurais souhaitĂ© qu’elle le soit encore davantage, mais ce n’Ă©tait pas un point majeur selon moi.

De bonnes intentions, de mauvaises explications Ă  vous entendre…
Dans le discours, la communication, le dĂ©bat, les choses se sont très mal passĂ©es. Et pourquoi s’ĂŞtre accrochĂ© Ă  ce calendrier trop long Ă©talant la programmation sur dix ans ? Tous les acteurs rĂ©clamaient Ă  juste titre sept ans, voire cinq dans le contexte post-confinement. Mais la raison dĂ©cisive pour laquelle j’ai votĂ© contre la loi, ce sont les amendements controversĂ©s introduits en fin d’examen au SĂ©nat : celui sur la possibilitĂ© de contourner le CNU au moment de la qualification — amendement très byzantin sur un sujet hyper sensible, il ressemblait Ă  une provocation — et celui sur le maintien de l’ordre et de la tranquillitĂ© dans les universitĂ©s, qui Ă©tait inacceptable en l’état. Il alignait les Ă©tablissements universitaires sur les lycĂ©es, mettant fin Ă  près de 800 ans de tradition de libertĂ© au sein du monde universitaire ! Cette disposition Ă  elle seule justifiait que je vote contre l’ensemble du texte.

 « Quand on emploie les mots “amish” ou “khmers verts”, il s’agit d’un cadrage de mauvaise foi. » 

Une question Elkabbach maintenant. Vous avez déclaré il y a quelques années n’être ni de droite, ni de gauche, ni du centre. Après avoir quitté LREM, vous êtes aujourd’hui porte-parole de Delphine Batho, ça fait de vous un écolo ?
Je ne cherche toujours pas Ă  me positionner sur un axe droite-gauche : savoir si l’écologie est de gauche est un dĂ©bat qui existe depuis une cinquantaine d’annĂ©es en France et qui n’a toujours pas Ă©tĂ© tranchĂ©, contrairement Ă  d’autres pays. Je pense aux GrĂĽnen allemands, qui ont pu faire alliance avec la gauche ou avec la droite, en fonction des coalitions. Certes, l’alliance est objectivement plus rare avec la droite qu’avec la gauche. Il n’empĂŞche, sur de nombreux sujets qui me sont chers, l’opposition gauche droite n’est pas la bonne grille de lecture. C’est le cas pour l’Europe : Ă  gauche et Ă  droite, on trouve des pro et des anti. C’est Ă©galement le cas pour la cause animale : on en trouve des dĂ©fenseurs et des adversaires rĂ©solus Ă  droite comme Ă  gauche.

En tant que chercheur, comment percevez-vous le rapport qu’entretiennent les Ă©cologistes avec la science et la technologie ?
Il y a beaucoup de caricatures dans les rapports entre l’écologie et la science, d’ailleurs principalement portĂ©es par ses adversaires politiques. Quand on emploie les mots “amish” ou “khmers verts” ou “Ă©cologie punitive”, il s’agit d’un cadrage de mauvaise foi qui vise Ă  les dĂ©crĂ©dibiliser. Prenons la 5G. J’ai assistĂ© Ă  la scène Ă  l’AssemblĂ©e : un dĂ©putĂ© interpelle très clairement le gouvernement sur l’empreinte carbone Ă  venir, avec des arguments clairs et raisonnĂ©s… et le gouvernement rĂ©pond sciemment Ă  cĂ´tĂ©, comme s’il avait Ă©tĂ© interpellĂ© sur d’hypothĂ©tiques consĂ©quences sanitaires. Il en va de mĂŞme avec la polĂ©mique hallucinante que nous avons connue sur les menus vĂ©gĂ©tariens dans les cantines lyonnaises.

Est-ce que l’on peut dĂ©fendre le vĂ©gĂ©tarisme pour des raisons scientifiques ?
Je suis moi-mĂŞme devenu vĂ©gĂ©tarien Ă  la fois pour des questions d’empreinte carbone de l’Ă©levage et d’Ă©thique : la dĂ©fense du bien-ĂŞtre animal. Ce dernier est un sujet beaucoup plus ancien puisqu’il Ă©tait dĂ©jĂ  portĂ© par Louise Michel, ÉlisĂ©e Reclus, Alphonse de Lamartine, Victor Schoelcher, Émile Zola… on peut mĂŞme remonter Ă  Pythagore ! Mais mĂŞme ce thème ancien et sensible a Ă©tĂ© revisitĂ© par les dĂ©couvertes scientifiques rĂ©centes sur l’Ă©thologie, les facultĂ©s cognitives et sociales des animaux, la sentience, etc. Et c’est Ă©galement de façon très scientifique que certains laboratoires d’idĂ©es traitent de l’abolition de l’Ă©levage intensif pratiquĂ© dans les “fermes-usines”, pour passer au 100% Ă©levage en plein air. C’est physiquement possible en Europe Ă  condition nĂ©anmoins de rapatrier la production de lĂ©gumineuses et de diviser la consommation de viande par environ deux. Pas la mort ! Mais il faut le vouloir, et rĂ©ussir Ă  ne pas prĂŞter attention aux contre-arguments qui relèvent du pipeau.

 « La plupart des objets connectés dont on nous promet l’avènement avec la 5G sont des jouets sans importance. » 

Plus qu’un mouvement antisciences, peut on parler d’un mouvement anti technologie parmi les écologistes ?
Il y a plusieurs tendances et plusieurs partis Ă©cologistes, avec leurs courants. Certains ont une position très critique du numĂ©rique, d’autres au contraire en font un axe fort de leur identitĂ©. Certains mouvements sont rĂ©solument antitechno, voire nĂ©oluddites, ils sont très minoritaires. En revanche, le scepticisme sur les bienfaits de la technologie existe. mais c’est une attitude très rĂ©pandue et, si vous voulez mon avis, c’est une attitude saine. En ce qui concerne la 5G : j’ai personnellement votĂ© pour reculer son arrivĂ©e afin de prendre le temps d’un dĂ©bat de sociĂ©tĂ© qui prenne en compte l’obsolescence programmĂ©e et la sobriĂ©tĂ© numĂ©rique. MĂŞme si certains peuvent ĂŞtre utiles, la plupart des objets connectĂ©s dont on nous promet l’avènement avec la 5G sont des jouets sans importance. Cette rĂ©ticence n’est en rien une position singulière : je me souviens de la ConfĂ©rence TED Ă  Vancouver en 2017, dans un milieu pourtant technophile, j’ai Ă©tĂ© bluffĂ© de constater le nombre d’exposĂ©s consacrĂ©s Ă  la “dĂ©sintox” numĂ©rique. Toujours plus vite, soit, mais quel est le projet de sociĂ©tĂ© derrière ? J’ai lu et apprĂ©ciĂ© l’Ĺ“uvre d’Ivan Illich, qui prĂ©conisait de brider l’innovation technologique quand son gain devient marginal, voire quand son dĂ©veloppement le rend nĂ©faste. Illich considĂ©rait, calculs et arguments Ă  l’appui, que le nec plus ultra du dĂ©placement, pour la plupart des usages courants, Ă©tait le vĂ©lo. L’idĂ©e gĂ©nĂ©rale est que nous restions maĂ®tre de nos technologies or, parfois, ce rapport s’inverse, on le constate en ce moment.

C’est pour cette raison que défendez maintenant l’idée de décroissance ?
Il y a quelques jours, en plĂ©nière du Medef, Olivier Bogillot, le prĂ©sident de Sanofi France, m’a reprochĂ© de ne pas croire au progrès et en la science, parce que je refusais l’idĂ©e de croissance… Derrière l’Ă©change courtois, nous Ă©tions en vif dĂ©saccord. Je n’ai pas dit que je refusais l’idĂ©e de croissance, mais que je me retrouvais parfaitement dans les prises de position “dĂ©croissantes”. Il s’agit de construire l’Ă©conomie selon d’autres indicateurs que le triste PIB, qui ne reflète plus grand chose de pertinent, n’est aujourd’hui corrĂ©lĂ© ni au bien-ĂŞtre ni Ă  l’emploi, en revanche il reste très bien corrĂ©lĂ© Ă  la destruction de l’environnement et ne peut plus servir de boussole. De toutes façons, c’est une constatation de bon sens que la croissance infinie est impossible dans un monde fini… Aujourd’hui, avec l’extrĂŞme urgence climatique mise en avant par le GIEC et les Ă©vĂ©nements mĂ©tĂ©orologiques violents qui ont dominĂ© l’actualitĂ© de 2021, avec l’effondrement du vivant et l’explosion de la pollution, nous devons agir avec radicalitĂ© et je n’ai aucun problème Ă  ce que l’on y sacrifie la croissance du PIB.

 « J’appelle Ă  l’abandon de la partie Ouest de la ligne 18. » 

La future ligne 18 du métro parisien (cliquez pour vous rafraichir la mémoire) représente un cas pratique de ce que vous évoquiez à l’instant. Êtes-vous pour ou contre son extension ?
Je voudrais d’abord rappeler une Ă©vidence : le projet Paris-Saclay a Ă©tĂ© lancĂ©. On ne peut pas renvoyer AgroParisTech Ă  Grignon, l’ENS Ă  Cachan, ce n’est plus possible. J’entends les arguments des pros et des antis mais les Ă©tudiants arrivent, la population va tripler sur le plateau et il faut donc en tenir compte. La dĂ©mographie sur le plateau nĂ©cessite un transport de masse. Selon moi, la partie Est de la ligne 18, qui d’ailleurs est dĂ©jĂ  lancĂ©e, celle qui reliera Orly Ă  Saclay, participera Ă  cet objectif. Bien sĂ»r, elle ne rĂ©soudra pas tout, et en particulier pas l’enclavement des Ulis et de Courtaboeuf. Quant Ă  la partie Ouest, prĂ©vue pour raccorder Saclay Ă  Saint-Quentin et Versailles, ma position a Ă©voluĂ©, ou plutĂ´t s’est prĂ©cisĂ©e : il y a trois ans, j’y Ă©tais favorable, Ă  condition qu’elle soit enterrĂ©e. Maintenant qu’il n’est plus question de l’enterrer et que nous avons eu des annĂ©es de dĂ©bat en plus, je constate que le consensus politique n’est toujours pas lĂ , que les agriculteurs n’ont pas Ă©tĂ© entendus, que les habitants ne sont pas rassurĂ©s et que l’enjeu de protection des terres agricoles est un dĂ©bat encore plus brĂ»lant. Tout cela me conduit aujourd’hui Ă  appeler Ă  l’abandon de cette partie Ouest si controversĂ©e.

Propos recueillis par Laurent Simon et Lucile Veissier

Le rattrapage du Journal officiel de l’Ă©tĂ© (partie 1) //////// Le groupement d’intĂ©rĂŞt public AMUE modifie quelque peu ses statuts  //////// Covid encore et toujours, les Ă©preuves d’agrĂ©gation en sciences politiques sont adaptĂ©es //////// Il y a bientĂ´t des Ă©lections partielles au Conseil national des universitĂ©s pour les disciplines de santé //////// Des modifications semblent-ils mineures de la procĂ©dure d’inscription Ă  la qualification ////////

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Ils actualisent leur CV //////// Michelle Bubenicek est nommĂ©e directrice de l’Ecole nationale des chartes Ă  compter du 1er septembre //////// Dominique Darbon est nommĂ© aux fonctions de directeur de l’Institut d’Ă©tudes politiques de Bordeaux, Ă  compter du 1er septembre, pour cinq ans //////// Eric Darras est nommĂ© aux fonctions de directeur de l’Institut d’Ă©tudes politiques de Toulouse, Ă  compter du 1er septembre, pour cinq ans //////// Les conservateurs des bibliothèques dĂ©signĂ©s ici sont dĂ©sormais nommĂ©s conservateur gĂ©nĂ©ral des bibliothèques /////// Eric Lamarque est renouvelĂ© dans les fonctions de directeur de l’Institut d’administration des entreprises de Paris //////// Jean-Michel HascoĂ«t a Ă©tĂ© nommĂ© membre titulaire de l’AcadĂ©mie de mĂ©decine, trois autres nominations (Pascal Demoly, Jean-Louis GuĂ©ant, Marc Denain) ici //////// Quelques nominations au conseil scientifique de l’IHEST //////// 

Et pour finir

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Un laboratoire P4 ? Non le Starbucks de l’aĂ©roport de Shenzhen dans lequel les macchiato venti et autres scones sont Ă©laborĂ©s par des baristas au look de laborantins.

 

 

 

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