InsideLab

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28 mai 2021 | La recherche et sa pratique 

Petit poisson
deviendra grand

Un petit clic pour le CNRS… Il y a deux jours, le CNRS relayait notre offre de test avec Couperin à l’ensemble de ses personnels. Un grand merci à eux et à tous les établissements qui nous ont également fait confiance depuis début avril.

… un grand pas pour TheMetaNews ! Le compteur des inscriptions s’est emballĂ©. Vous ĂŞtes plus de 2000 testeurs (Ă  l’heure oĂą j’écris ces lignes) Ă  avoir rejoint nos 1000 abonnĂ©s. C’est un grand honneur pour nous.

Ce n’est que le dĂ©but. A nous maintenant de vous tenir informĂ©s sur l’actu de la recherche. Un sondage vous sera adressĂ© dans quelques semaines : votre avis comptera beaucoup pour la suite !

Bonne lecture,
Lucile de TMN

 PS  La semaine dernière, vous avez fait entendre votre voix et choisi le sujet du prochain InsideLab. Ce sera donc : « Rédiger, ça s’apprend ! »

Si vous n’avez que 30 secondes
  • Est-on si open ? L’analyse de MĂ©lanie Dulong de Rosnay
  • Un classement des universitĂ©s, un chiffre Ă  retenir
  • Un guide d’autodĂ©fense de l’open access
  • Votre revue de presse express
  • Et pour finir avec Daniel Balavoine


Quatre minutes de lecture ouverte


Quelques questions Ă … MĂ©lanie Dulong de Rosnay

« Nous sommes encore dans un système fermé »

SpĂ©cialiste des biens communs numĂ©riques, la juriste MĂ©lanie Dulong de Rosnay dresse un bilan de l’open access.



Lisez son article sur le sujet
(en libre accès, bien sûr) ou son résumé

Quel est le plus grand bénéfice qu’apporte la science ouverte ?
Tout simplement le fait que tout le monde puisse lire les articles, que ce soit des personnes (société civile, politique, ou chercheur) ou bien des machines (pour faire de la fouille de textes). Contrairement à ce qu’on pourrait croire, tous les chercheurs n’ont pas un accès à toutes les publications scientifiques (▼ voir notre encadré ▼), même dans les pays riches ou les grandes institutions. En tant que chercheuse au CNRS, je n’ai accès qu’à une dizaine de revues françaises de droit mais pas aux bouquets vendus aux universités de droit.

Les chercheurs peuvent-ils agir pour l’open science sans sacrifier leur carrière ?
Nous avons besoin d’en parler plus afin d’identifier les barrières et les leviers possibles. Chaque discipline et chaque personne a ses propres problématiques en fonction de sa carrière et de son avancement. Par exemple, la communauté Polar commons [des chercheurs qui travaillent sur les pôles, NDLR] a développé de longue date des normes pour le partage de leurs données. Avant d’ouvrir leurs données, d’autres souhaitent attendre de les avoir exploitées pour une publication. Certaines communautés ont également pensé à des systèmes où l’utilisation de données par des tiers est conditionnée par l’ajout comme co-auteurs des chercheurs les ayant publiées. Car ouvrir ses données représente un coût : il faut les collecter, les nettoyer, les décrire, les stocker quelque part…

Et pour les publications, oĂą en est-on ?
Plusieurs modèles de journaux [les voies vertes, dorĂ©es ou diamant, dont on vous a dĂ©jĂ  parlĂ©, NDLR] sont en place pour publier en accès ouvert mais nous sommes encore dans un système fermĂ© et il faudrait changer d’échelle. Au niveau individuel, des solutions existent : choisir de ne publier ou n’évaluer qu’avec des revues ouvertes, partager son livre sur des sites pirate… On observe un soutien politique et institutionnel, notamment Ă  travers la loi pour une RĂ©publique numĂ©rique (â–Ľ voir notre outil â–Ľ) et le dĂ©pĂ´t en archive ouverte. Cependant, l’incitation Ă  publier dans des revues Ă  fort impact est toujours prĂ©sente, malgrĂ© la signature de DORA par le CNRS.

Une bonne connexion avant tout
Les librairies pirate comblent-elles les inĂ©galitĂ©s d’accès au savoir ? Une Ă©tude publiĂ©e dans PlosOne y rĂ©pond, en Ă©tudiant notamment les frĂ©quentations de Library Genesis, la grande sĹ“ur de Sci-Hub (encore une fois menacĂ©) pour les livres scientifiques. RĂ©sultat, ce sont les pays riches qui dominent : les Etats-Unis sont en tĂŞte en terme de volume de tĂ©lĂ©chargement. Pourquoi ? Les auteurs l’interprètent comme la consĂ©quence de mauvaises infrastructures ne permettant pas un bon accès internet aux chercheurs de pays moins riches.

Un chiffre, des classements (encore)

 Six 

C’est le nombre d’universitĂ©s françaises dans les “top ten” par disciplines (maths, physique… ) au sein du classement GRAS 2021, tout juste publié par le Shanghai Ranking Consultancy, plus connu pour son fameux classement des universitĂ©s, qui sort en aoĂ»t. Pas vraiment dans l’esprit open science, ces classements s’appuient sur le nombre de publications et de citations, ainsi que sur le nombre de rĂ©compenses acadĂ©miques, le tout en valeur absolue, favorisant les grands Ă©tablissements. Parmi les autres champs disciplinaires, une grande place est accordĂ©e Ă  l’ingĂ©nierie, qui ne fait ressortir aucune institution française mais Ă©normĂ©ment de chinoises. Tiens, tiens…

Un outil dans la boîte

La loi vous protège



Légitime défense
 Quoi, quand et quelle version ai-je le droit de mettre en accès ouvert ?  Si l’interview vous a laissĂ© songeur, nous vous recommandons la lecture de ce guide d’autodĂ©fense juridique du chercheur rĂ©alisĂ© par l’universitĂ© de Limoges. Spoiler : tant que c’est publiĂ© dans une revue pĂ©riodique, la loi prĂ©vaut sur les contrats signĂ©s avec les Ă©diteurs. Vous pouvez donc mettre en accès ouvert la version post-print, avec une mise en forme diffĂ©rente de celle de l’éditeur, six mois (ou douze mois pour les SHS) après sa mise en ligne par la revue.

 Des infos en passant   De multiples soutiens à Elisabeth Bik et Pubpeer suite aux poursuites judiciaires entamées contre eux : une lettre ouverte ainsi qu’une pétition de Citizen4Science (rappelez-vous, on vous en parlait) récoltent plus de 3 000 signatures //////// Vous avez un collègue courageux qui se bat pour l’intégrité scientifique (aucun lien avec l’info précédente, bien évidemment) ? Recommandez-le pour le prix John Maddox, organisé par Nature et Sense about Science //////// Pourquoi ce sont toujours les mêmes qui sont sollicités pour “reviewer” des papiers ? Une étude dégage cinq causes principales dont la mauvaise gestion éditoriale //////// 

On vous a transfĂ©rĂ© ce mail ? On est flattĂ©. C’est le moment ou jamais de nous tester grâce au consortium Couperin : cliquez ici.

//////// La finale de Ma thèse en 180 secondes aura lieu le 10 juin pour dĂ©partager les seize finalistes. Votez pour le prix du public ! //////// Moins de rĂ©tractations depuis les plus grandes universitĂ©s ? Une Ă©tude de Scientometrics l’affirme. De quoi conforter nos prĂ©jugĂ©s… //////// Clarivate lance un nouvel indicateur pour les revues, une sorte d’impact factor mais normalisĂ© entre les disciplines. VoilĂ  qui change tout (ou pas) ////////

Votre revue
de presse express

Et pour finir…
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Je m’prĂ©sente, je m’appelle Henri. Si les chanteurs rĂŞvent qu’on parle d’eux dans la rue, les chercheurs rĂŞvent de…  citations et de financements de l’UE ? PianoHamster signe un dĂ©tournement du Chanteur de Balavoine qui sonne très juste. Et merci Ă  notre lectrice Soizic Morin pour la recommandation !

 

 

 

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