InsideLab

🍀 Les fantômes de la rentrée

 



 



15 janvier 2021 /// L’actu des labos

Des tests
sur les campus

Cette semaine on revient sur cette rentrée universitaire qui n’en est pas vraiment une. Avec des annonces dans tous les sens, des drames, des examens qui ont lieu malgré tout, et… un avenir incertain.

Dernier rebondissement : y aura-t-il enfin des tests gratuits – sur la base du volontariat – pour les personnels et les étudiants ? C’était déjà la stratégie préconisée en juillet par le CHSCT pour la rentrée de septembre.

Ce n’est pas encore tout Ă  fait pour demain. Selon les syndicats, la circulaire du ministère Ă  paraĂ®tre demandera seulement aux Ă©tablissements de « prĂ©parer un plan d’action » pour dĂ©but fĂ©vrier. Après-demain, donc.

Bonne lecture,
Lucile de TMN


6 minutes de lecture en physanciel


Cette rentrée
qui n’a pas eu lieu

En dĂ©cembre, on en Ă©tait (presque) certain : il y aurait bien une rentrĂ©e universitaire. Mais celle-ci tourne au vinaigre, voire au drame. Revue d’un milieu sous tension.

Universités fantômes.
Signaux d’alarmes. Moins d’une semaine après la rentrĂ©e, deux Ă©tudiants ont tenté de se suicider Ă  Lyon et les tĂ©moignages de « fantĂ´mes » s’accumulent sur Twitter. Le prĂ©sident de l’universitĂ© de Lyon alerte sur cette « urgence nationale » et le prĂ©sident du conseil scientifique Jean-François Delfraissy (voir Ă©galement l’encadrĂ© ) juge que la situation psychologique des Ă©tudiants est aujourd’hui un problème majeur de santĂ© publique. Rappelons également qu’un incendie a menĂ© Ă  l’annulation des examens lundi matin Ă  Nantes.

Occuper le terrain. Pas de rĂ©action officielle Ă  date de FrĂ©dĂ©rique Vidal sur les tentatives de suicide, mĂŞme si la ministre a dĂ©ploré une « situation extrĂŞmement difficile pour les Ă©tudiants (…) particulièrement ceux qui vivent seuls ». Sur un autre sujet, en visite Ă  Cergy lundi oĂą une reprise en tout petit comitĂ© s’est amorcĂ©e, la ministre a pointĂ© le risque de « brassage » des étudiants en dehors des cours : « un cafĂ© Ă  la pause, un bonbon qui traĂ®ne sur la table ou un sandwich avec les copains Ă  la cafĂ©tĂ©ria ».

 La situation psychologique des étudiants ? Un problème de santé majeur. 

Parole salvatrice. Avec un psychologue pour 30 000 étudiants, comment assurer un suivi ? La ministre assure que l’autorisation a été donnée aux universités de doubler le nombre de psychologues ; des assistantes sociales et des tuteurs étudiants seront également recrutés pour le second semestre – on espère quand même que d’ici là le confinement sera un lointain souvenir.

Impossible équilibre. Pour les enseignants-chercheurs (ou chercheurs enseignant), pris entre deux feux, c’est toujours le même dilemme d’autant plus durant cette période charnière entre deux semestres : maintenir le niveau au risque d’être accusés de maltraitance ou bien être trop arrangeant et démotiver ceux qui s’accrochent voire être taxés de laxistes…

 Un dĂ©cret permet l’accueil des Ă©tudiants en petit groupe pour des « activitĂ©s de soutien pĂ©dagogique ». 

Verre à moitié vide. Les examens ont pourtant bien lieu en demi-jauge cette semaine dans la plupart des universités. Certains, comme Frédéric Restagno, mesurent le taux de CO2 dans les salles – on vous en parlait en décembre. Au passage, pour les étudiants positifs au Covid, les rattrapages ne sont pas toujours envisageables ; ceux-ci sont donc tentés de cacher leur maladie pour assister aux examens.

Et après ? Olivier Ertzscheid, qui faisait cours Ă  ses Ă©tudiants dans la rue, appelle Ă  dĂ©sobĂ©ir. Pourtant, un dĂ©cret paru au Journal officiel du 10 janvier 2021 donne la possibilitĂ© d’accueil des Ă©tudiants par petit groupe pour des « activitĂ©s de soutien pĂ©dagogique ». La formule est suffisamment vague pour laisser les universitĂ©s s’organiser mais cela sera-t-il suffisant pour soutenir les Ă©tudiants qui en ont le plus besoin ?

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 A quand un retour en présentiel ?  
Jean-François Delfraissy ne préconise un retour en présentiel – en demi-jauge, bien sûr – qu’après les vacances de février seulement. Si jamais vous devez encore enseigner à distance, voici quelques conseils pour vous renouveler.

E-life joue la transparence radicale 

Publier d’abord, relire ensuite, c’est le nouveau modèle de cette revue pour renforcer les preprints et l’open science. 

eLife publie en bio, mais ça peut vous inspirer
Pierre blanche. C’est officiel depuis peu, eLife n’acceptera de “peer-reviewer” que des articles dĂ©jĂ  mis en ligne sur des plateformes de preprints. Et si les articles soumis n’y sont pas dĂ©jĂ , la revue les postera elle-mĂŞme sur bioRxiv ou medRxiv – avec l’accord des auteurs bien sĂ»r.

Pionniers de l’open. Les Ă©diteurs de la revue souhaitent Ă©galement que les rapports de relecture soient systĂ©matiquement rendus publics (relire notre interview de Detlef Weigel). Pour cela, les Ă©diteurs ont prĂ©parĂ© un nouveau modèle de rapport plus facilement lisible.

Garde-fou. Rassurez-vous, en cas de refus du papier, le journal en open access ne publiera pas tout de suite les rapports : les reviewers suivants ne risquent donc pas d’être influencés ni de refuser la publication soumise à une autre revue.

La disparition. La radicalité de la démarche d’eLife, qui déclare favoriser la libre circulation des résultats au détriment de la revue, laisse rêveur. Ne plus juger un article sur le nom de sa revue et son impact factor, on y viendra peut-être un jour !

Un chiffre en pleine croissance

 17 ans 

C’est le temps nĂ©cessaire pour doubler le nombre de publications scientifiques. Le sociologue des sciences Lutz Bornmann et ses collaborateurs ont Ă©tudiĂ© la croissance effrĂ©nĂ©e du volume d’articles publiĂ©s depuis 1700. En moyenne, l’augmentation est d’environ 4% par an et ce taux varie peu en fonction des disciplines.

Un outil réutilisable

Une biblio zéro déchets

 Diffuser une bibliographie, dans le cadre d’un cours ou de recherches , vous savez faire. Mais est-ce seulement une liste ou bien un fichier directement importable par le destinataire dans son logiciel de gestion bibliographique ? La deuxième option peut se révéler bien utile.

Afin de partager nativement une bibliographie, le blog Zotero propose un kit prĂŞt Ă  l’emploi avec pour l’extraction Reference Extractor ou Anystyle.io – dont TheMetaNews vous parlait l’an dernier – et vous prĂ©sente d’autres outils comme ZoteroBib, les groupes Zotero et BibBase qui permettent le partage en ligne.

 Des infos en passant   Les candidats aux postes de professeur avaient préparé leur dossier de qualification… la LPR est passée par là, rapporte Academia //////// Vous êtes doctorant ou tout jeune docteur en sciences de l’éducation ? Soumettez votre poster avant le 14 février au prix du printemps de la recherche en éducation //////// Appel à candidatures de thèses cofinancées par l’Ademe – environ 50 projets sont retenus tous les ans. Les dossiers sont à déposer avant le 31 mars ////////

On vous a transfĂ©rĂ© ce mail ? On est flattĂ©. On le serait encore plus si vous acceptiez de nous tester : cliquez ici ou rĂ©pondez “oui” Ă  ce mail.

//////// Des sociologues soutiennent Christine Fassert, la chercheuse licenciée de l’IRSN dans une tribune au Monde. Nous avions déjà enquêté sur le sujet, affaire à suivre //////// Quand un chercheur interviewe d’autres chercheurs, ça donne des vidéos sympas nommées Papotages Scientifiques //////// 

Votre revue
de presse express

Et pour finir…
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La fusion, c’est simple ! Pour rester dans le thème de l’enseignement, voici les formations de physique du géant Paris-Saclay. S’y retrouver ? Un jeu d’étudiant !

 

 

 

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