InsideLab

🍀 Croyez-vous au rêve américain ?



 



13 novembre 2020 /// L’actu des labos

Levez la main
droite et dites…

Prêter serment « en s’engageant à respecter les principes et les exigences de l’intégrité scientifique » lors de la soutenance de thèse, c’est ce que compte instaurer un amendement de la loi recherche, adopté au Sénat.

Les buts affichés ? Renforcer la solennité du moment et diffuser des principes de l’intégrité scientifique – si vous êtes curieux, les débats sont bien sûr consultables.

Bien que symbolique, l’article suscite des interrogations. Une dĂ©finition de l’intĂ©gritĂ© a Ă©tĂ© inscrite dans la loi, mais aucune instance n’est aujourd’hui rĂ©ellement en charge de la faire respecter.

On compte sur vous pour ne pas croiser les doigts au moment fatidique !

Bonne lecture,
Lucile de TMN

  On approche les 40% de l’objectif !  




Cinq minutes de lectures bien actuelles.


Le rêve restera-t-il américain ?

L’élection de Joe Biden va-t-elle changer la donne pour les chercheurs ? Pas l’appĂ©tit du gĂ©ant pour les talents Ă©trangers, semble-t-il. 

L’oncle Sam vous veut.
Protectionnisme un jour…  Souvenez-vous, Donald Trump avait suspendu les visas H1B – trois ans maximum, renouvelable, pour des travailleurs hautement qualifiĂ©s donc entre autres les chercheurs – en juillet dernier. Le but Ă©tait clairement affichĂ© : protĂ©ger les travailleurs amĂ©ricains.

Pas la cible. En pratique, les visas sont toujours renouvelés et les règles se sont depuis assouplies. Le problème se pose aujourd’hui surtout pour les étudiants. Pour Christine Bénard, physicienne à la retraite et conseillère scientifique à l’ambassade Etats-Unis entre 2001 et 2005, « Trump ne visait pas la recherche car celle-ci a cruellement besoin des talents étrangers pour fonctionner ».

Espoir toujours. Joe Biden va très certainement augmenter le nombre de visas H-1B. Et pour ne pas perdre de précieux cerveaux, il a même promis même durant sa campagne d’offrir la fameuse carte verte aux étrangers obtenant un doctorat aux Etats-Unis. Un espoir pour de nombreux scientifiques qui ont en tête le rêve américain.

« Le modèle de recherche américain est très bénéfique pour les Etats-Unis, mais ce sont les individus qui en payent le prix. »
Christine BĂ©nard, ancienne chercheuse et conseillère Ă  l’ambassade des Etats-Unis
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Le grand gagnant… et les perdants. Par un système très attractif mais aussi très compétitif, les Etats-Unis arrivent à sélectionner des chercheurs brillants, qu’ils n’ont en général pas formé. « Le modèle de recherche américain est très bénéfique pour les Etats-Unis, mais ce sont les individus qui en payent le prix », analyse Christine Bénard. 

Un exemple pas forcément à suivre.  En effet, de nombreux chercheurs, plus ou moins jeunes, américains ou non, enchaînent les contrats d’un an et doivent trouver eux-mêmes des fonds pour payer leur salaire. « Ce modèle anglo-saxon s’impose pourtant progressivement en France, sans répondre au problème de l’attractivité », se désole la chercheuse.

Des Français coincés aux States
Les expatriés aux Etats-Unis représentait 1,3% de la recherche française, selon l’institut Montaigne en 2010. A cause des pénuries d’emploi en France, nombre d’entre eux s’éternisent outre-Atlantique (voir plus bas le témoignage de Louise Lassalle, qui s’est d’ailleurs reconvertie). Une enquête avait été réalisée à l’initiative du service scientifique de l’ambassade de France aux USA en 2004 sur 1900 jeunes chercheurs français expatriés aux Etats-Unis. Déjà 85% d’entre eux expliquaient y être restés car ils ne trouvaient pas d’emploi en France.

Un chiffre plutĂ´t qu’un long discours

 76% 

des chercheurs affirment avoir été absolument objectifs en tant que reviewer. L’Institute of Physics (IOP) Publishing a interrogé 1200 de ses reviewers – dont 86% étaient des hommes. Seulement 8% admettent avoir eu des biais liés à la nationalité des auteurs, et 2% des biais liés au genre.

Un outil dans la boîte

Socios, voici votre stylo 

Plus jamais Ă  court d’encre. Stylo est maintenant disponible via la plateforme Huma-Num et donc connectĂ© aux autres services (moteur de recherche, stockage de donnĂ©es…). Qu’est-ce que Stylo ? Un Ă©diteur de texte pour les sciences humaines et sociales. Il a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© par des Canadiens qui en expliquent la genèse.

Un tĂ©moignage de… Louise Lassalle 

« J’avais l’intuition qu’il me serait plus facile de démarrer autre chose aux Etats-Unis » 

Co-fondatrice de D-Fi USA (docteurs français à l’étranger), les Etats-Unis lui ont permis de se réorienter mais aussi de découvrir les milieux associatifs.

« A 27 ans, je suis donc arrivée à San Francisco. J’étais un peu perdue, tout était grand : les routes, les maisons, les voitures… Au travail, les gens ne parlaient pas beaucoup. J’ai compris après coup le fossé culturel. La construction des relations se fait aux Etats-Unis autour de la tâche, c’est comme ça que se forme la confiance. Alors qu’en France, on est plus dans le relationnel et c’est sur cette première confiance qu’on construit nos relations de travail. »

Vous voulez lire la suite ?

 Des infos en passant  Le concours de pitch professionnel organisé par l’Association Bernard Grégory (ABG) aura lieu jeudi prochain 19 novembre à 14h en direct du salon PhDTalent – où TheMetaNews sera également présent, on vous redit ça lundi ! //////// L’abécédaire des prédateurs de la publication scientifique, par le blog Cabell qui liste les revues prédatrices //////// Informer sur la science, c’est aussi politique, un texte de Jérôme Santolini, de l’association Sciences citoyennes ////////

On vous a transfĂ©rĂ© ce mail ? On est flattĂ©. On le serait encore plus si vous acceptiez de nous tester : cliquez ici ou rĂ©pondez “oui” Ă  ce mail.

 //////// Les canulars scientifiques, un moyen de piéger les sciences sociales ? Des youtubeurs s’attaquent à la question //////// Planifier sa carrière dès la thèse, ça paye, selon une étude américaine //////// L’orientation des filles vers les sciences, c’est le sujet du colloque du 20 novembre de l’association Femmes&Sciences, à destination des enseignants – universitaires inclus – mais ouvert à toutes et à tous ////////

Votre revue
de presse express

Et pour finir…
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C’Ă©tait le bon vieux temps. La craie, le tableau, les interactions avec les Ă©tudiants… Dans As It Used To Be, les enseignements se font tous Ă  distance. Un court-mĂ©trage prĂ©curseur qui date de… 2013. A retrouver Ă©galement sur le blog de Guillaume Blanc qui tĂ©moigne de son enseignement Ă  distance.

 

 

 

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